La question se pose souvent après coup : un cambriolage dans le quartier, un achat un peu conséquent, un déménagement. Votre contrat d'habitation couvre-t-il vos montres ? Partiellement, et avec des conditions qu'il vaut mieux connaître avant d'en avoir besoin.
Cet article est informatif. Les garanties varient d'un assureur et d'un contrat à l'autre : votre contrat fait foi, pas cette page.
Le plafond « objets de valeur »
La plupart des contrats multirisques habitation contiennent une clause spécifique aux objets de valeur, qui regroupe bijoux, montres, œuvres d'art et métaux précieux.
Deux limites s'appliquent en général : un plafond global pour l'ensemble de la catégorie, et parfois un plafond par objet. Autrement dit, même si votre capital mobilier est élevé, l'indemnisation de vos montres peut être limitée à une fraction bien plus faible.
Ces montants figurent dans vos conditions particulières, souvent en annexe. Cherchez les termes « objets de valeur » ou « objets précieux ».
Ce qui fait sauter la garantie
Trois causes reviennent régulièrement.
L'absence d'effraction caractérisée. Un vol sans trace d'entrée forcée est souvent exclu, ou fortement limité. Une porte laissée ouverte, une fenêtre entrebâillée : la garantie peut ne pas jouer.
L'absence de preuve de possession. C'est la cause la plus fréquente et la plus évitable. Sans facture, sans photo, sans numéro de série, vous devez démontrer que vous possédiez l'objet et ce qu'il valait. C'est très difficile après coup.
Le non-respect des mesures de protection prévues au contrat. Certains contrats conditionnent la garantie des objets de valeur à leur conservation dans un coffre au-delà d'un certain montant, ou à l'activation d'une alarme en cas d'absence prolongée.
Déclarer une montre : quand ça vaut le coup
Au-delà du plafond standard, vous pouvez déclarer une pièce spécifiquement, avec une expertise et une surprime.
Cela se justifie quand la valeur d'une seule montre dépasse nettement le plafond global de la catégorie. Cela se justifie moins pour une collection de pièces individuellement modestes : la surprime cumulée finit par coûter plus que le risque couvert.
Faites le calcul honnêtement avant d'engager la démarche.
Constituer son dossier : trente minutes, une fois
C'est la partie qui dépend uniquement de vous, et c'est celle qui change tout le jour où il faut déclarer un sinistre.
Pour chaque pièce : une photo du cadran, une photo du fond de boîtier avec le numéro de série lisible, le scan de la facture, la référence du modèle. Rangez le tout dans un dossier stocké en ligne, pas seulement sur un ordinateur qui peut être volé en même temps que les montres.
Mettez-le à jour à chaque acquisition. Trente minutes une fois, cinq minutes ensuite.
Ce que les assureurs attendent en matière de rangement
Aucun contrat n'exige une boîte à montres : ce n'est pas un dispositif de sécurité et il ne faut pas le présenter comme tel. Elle protège de la poussière et des rayures, pas du vol.
En revanche, les clauses de coffre existent bel et bien au-delà de certains montants. Si votre contrat en prévoit une, un rangement fermant à clé constitue le minimum : nos modèles Coffre-fort Sirius et Polaris combinent verrouillage et remontage, ce qui évite d'avoir à choisir entre protéger une montre automatique et la garder en marche.
Et gardez à l'esprit le principe de base : ce qui protège le mieux une montre de valeur, c'est qu'on ignore qu'elle est là.







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